Le changement climatique et la qualité de l’air sont liés, car de nombreuses activités humaines produisent simultanément des gaz à effet de serre (GES), comme le dioxyde de carbone (CO₂), et des polluants atmosphériques, comme les particules fines. Ces polluants ont des impacts immédiats sur la santé humaine, tandis que les GES affectent le climat sur le long terme. Cela signifie que des actions pour améliorer la qualité de l’air peuvent parfois contribuer à lutter contre le changement climatique, mais il existe aussi des subtilités.
Pourquoi est-ce important ?
La pollution de l’air constitue un grave danger pour notre santé. Chaque année, elle cause des millions de décès dans le monde. En parallèle, le changement climatique intensifie les événements extrêmes, tels que les sécheresses, les incendies de forêt et les tempêtes, qui mettent en péril les écosystèmes et les cultures. Ces deux enjeux sont urgents et interdépendants.
Qu’est-ce qui cause ces problèmes ?
Beaucoup d’activités humaines, comme faire pousser des aliments, produire de l’énergie, se déplacer en voiture ou climatiser nos maisons, émettent des gaz et des particules qui polluent l’air et réchauffent la planète. Ces substances restent dans l’air pendant des durées variables. Par exemple, le dioxyde de carbone reste des décennies, tandis que d’autres polluants disparaissent après quelques jours.
Comment ces phénomènes s’influencent-ils mutuellement ?
Les impacts du changement climatique sur la qualité de l’air :
- Canicules et formation d’ozone troposphérique : Les températures élevées augmentent la formation de l’ozone, un polluant nocif.
- Incendies de forêt : Plus fréquents avec le réchauffement climatique et la sécheresse, ils libèrent des particules fines, dont le carbone-suie.
- Stagnation atmosphérique : Des épisodes de faible vent favorisent l’accumulation de polluants dans les zones urbaines.
Les effets de la pollution de l’air sur le climat :
- Carbone-suie et réchauffement : Les particules sombres absorbent la chaleur solaire, accélérant la fonte des glaciers.
- Gaz issus des liquides refroidissants (frigidaires, congélateurs): ces gaz contribuent à la destruction de la couche d’ozone qui nous protège des rayons UV du soleil
- Aérosols refroidissants : Certains polluants, comme les aérosols sulfatés, réfléchissent la lumière solaire, contribuant temporairement à refroidir l’atmosphère.
Comment résoudre ces problèmes ensemble ?
Il existe des solutions « gagnant-gagnant » qui améliorent la qualité de l’air tout en ralentissant le changement climatique. Par exemple :
- Utiliser des systèmes de climatisation propres.
- Réduire le gaspillage d’ électricité
- Capturer le méthane produit par les déchets.
- Modérer son utilisation des transports, ou opter pour l’option la plus verte (voiture individuelle => covoiturage => bus => vélo ou marche, par exemple, ou encore privilégier le train plutôt que l’avion pour de courtes distances)
- Éviter de brûler des déchets agricoles.
Cependant, certaines solutions « gagnant-perdant » peuvent créer de nouveaux soucis. Par exemple, brûler du bois est dit neutre en carbone (parce qu’il libère autant de CO₂ que l’arbre a absorbé), mais cela pollue beaucoup l’air autour. À l’inverse, diminuer certains polluants, comme les aérosols sulfatés, améliore la qualité de l’air mais réchauffe l’atmosphère.
Que peut-on faire ?
En conclusion, on peut trouver des actions qui protègent à la fois l’air que nous respirons et notre planète. Par exemple, adopter des politiques qui limitent la pollution tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre peut être bénéfique pour tout le monde. Travailler sur ces deux problèmes en même temps, plutôt que séparément, rendra les efforts plus efficaces et profitera à tous.
Texte (adapté) et figure issus de : GIEC, RE6, GT1, FAQ 6.2 (2021)
https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/downloads/report/IPCC_AR6_WGI_FAQ_French.pdf